Au 36 rue Saint-Sulpice, un détail attire l’œil : le numéro de rue, plus voyant que ceux des façades voisines. Rien de spectaculaire au premier regard, mais assez pour transformer une simple adresse en indice urbain.
Cette singularité a nourri l’idée d’un lien avec l’ancien Paris des maisons closes, fermées après la loi Marthe Richard de 1946.1 Certaines traditions rattachent même l’adresse à une maison dite Miss Betty. Mais cette attribution précise reste à manier avec prudence : les sources consultées pour l’instant ne relient pas directement, par archive ou document institutionnel, le numéro actuel du 36 à cet établissement.
Le vestige est donc à lire comme une hypothèse documentée, pas comme une certitude. Le numéro visible constitue bien le point de départ de l’enquête ; l’histoire exacte, elle, demande encore une preuve plus solide : dossier de police, annuaire, photographie ancienne, document de voirie ou page d’un ouvrage spécialisé consultée à la bonne adresse.234
C’est peut-être cela, finalement, la vraie cicatrice : non pas une preuve éclatante, mais un détail de façade qui oblige à ralentir, à comparer, puis à accepter qu’une partie de l’histoire reste encore sous la pierre.





F-X
15 avril 2016 à 13 h 32 minet si vous voulez en savoir plus sur l’histoire de cet établissement qui a connu au moins 2 tenancières, je vous conseille ce livre d’Alphonse Boudard : » Madame de St-Sulpice » qui est un régal, l’histoire vraie tirée du journal intime de la dernière tenancière de cette maison protégée par les moeurs, le clergé, à partir de la fin de la 1ère guerre mondiale jusqu’à la loi Marthe Richard, elle a vu tout le gratin du clergé,ceux de l’église St-Sulpice située en face, la gestapo française (la » carlingue »), l’armée allemande, les libérateurs etc….c’est savoureux, et authentique.
gino
15 avril 2016 à 17 h 33 minMerci FX pour l’anecdote, je retiens cette référence 😉