10ème arrondissement · Hôpital Saint-Louis · Ville-lumière

Ancienne rampe d’éclairage à gaz

Sur une façade de l’hôpital Saint-Louis, je remarque ces petits picots sans comprendre tout de suite leur utilité. Spontanément, j’aurais pu les prendre pour un dispositif anti-pigeons. Leur fonction exacte reste aujourd’hui à confirmer.…

65 rue bichat

19ème siècle

Date de vérification :septembre 2026
Ancienne rampe d’éclairage à gaz

Sur une façade de l’hôpital Saint-Louis, je remarque ces petits picots sans comprendre tout de suite leur utilité. Spontanément, j’aurais pu les prendre pour un dispositif anti-pigeons. Leur fonction exacte reste aujourd’hui à confirmer.

Une hypothèse est qu’ils correspondent aux restes d’une ancienne rampe d’éclairage à gaz. L’hôpital Saint-Louis est bien équipé d’un éclairage au gaz dès les années 1820, et l’usage de rampes horizontales à gaz pour illuminer des édifices est documenté au XIXe siècle. En revanche, aucune source retrouvée ne relie directement ces picots précis à ce système.

Le détail reste donc intéressant, mais il faut le lire comme une attribution à vérifier, et non comme une identification établie.

Détail du vestige Ancienne rampe d’éclairage à gaz
Détail à observer sur place.
Sources et vérification

Solidité de l’affirmation historique

À vérifier

Les informations disponibles sont insuffisantes, contradictoires ou ne permettent pas actuellement de présenter l’interprétation comme suffisamment établie.

Date de vérification : septembre 2026Cette date concerne la dernière vérification sur le terrain, indépendamment du niveau de preuve historique.

Sources et bibliographie

  1. Cnum / Cnam — Études sur l’Exposition universelle de 1867 ou les archives de l’industrie au XIXe siècle, direction Eugène Lacroix. Compilation technique du XIXe siècle reproduisant le compte rendu de l’Administration des hôpitaux pour 1821 : l’hôpital Saint-Louis y est décrit comme éclairé par 320 becs de gaz. Source forte pour l’existence de l’éclairage au gaz à Saint-Louis, mais elle n’identifie pas les picots visibles aujourd’hui.
  2. Cnum / Cnam — L’Éclairage électrique, 1901, retour sur l’illumination de la tour Eiffel en 1889. Publication technique d’époque mentionnant des « rampes horizontales à gaz » utilisées pour l’illumination architecturale. Elle confirme que ce type de dispositif a existé, sans établir que l’élément de Saint-Louis en est un.
  3. Gérard Tilles — Ringworm and Irradiation, Oxford University Press, chapitre consacré aux enfants teigneux de l’hôpital Saint-Louis. Étude historique fondée notamment sur les procès-verbaux de l’Assistance publique : l’école ouvre en 1886 et reçoit officiellement le nom d’« École Lailler » en 1894. Cette source permet de corriger le nom du bâtiment, mais ne documente aucune rampe à gaz sur sa façade.
  4. AP-HP — Hôpital Saint-Louis, bâtiment Lailler. Source institutionnelle actuelle : l’entrée du bâtiment Lailler est indiquée au 42 rue Bichat. La fiche comporte actuellement l’adresse 65 rue Bichat ; cette divergence doit être vérifiée avant toute correction de la carte.
  5. AP-HP — Journées européennes du patrimoine 2023, Hôpital Saint-Louis. La présentation patrimoniale de l’hôpital cite explicitement, parmi les lieux historiques du site, l’école des enfants teigneux et l’ancienne usine à gaz. Cette source institutionnelle renforce le contexte historique local, sans identifier pour autant les picots de la façade comme une rampe d’éclairage.
  6. Cnum / Cnam — Exposition universelle internationale de 1889 à Paris, Rapport général. Le rapport décrit l’emploi d’une « rampe de gaz » pour l’éclairage d’un panorama, ce qui documente l’usage de rampes à gaz comme dispositif d’éclairage à la fin du XIXe siècle. Il s’agit d’un parallèle technique, pas d’une preuve directe pour Saint-Louis.

Signal contradictoire à faible autorité : une photographie de Guilhem Vellut prise à l’hôpital Saint-Louis en 2016 et publiée sur Wikimedia Commons montre des picots et est classée dans la catégorie « Hostile street furniture ». Ce classement communautaire n’est pas une preuve de fonction, mais il interdit de présenter l’hypothèse de la rampe à gaz comme certaine sans source spécifique.

Conclusion documentaire : le contexte de l’éclairage au gaz à Saint-Louis et l’existence historique de rampes à gaz sont bien établis ; l’identification de ces picots précis ne l’est pas. Le niveau « À vérifier » est donc conservé.

⚑ Se connecter pour signaler une erreur
CommentairesVoir ou ajouter un commentaire
  • Pas encore de commentaire. Soyez le premier !
  • Ajouter un avis

    À découvrir autour

    Voir sur la carte