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La rue Saint-Sulpice fait son numéro

Au 36 rue Saint-Sulpice, un détail attire l’œil : le numéro de rue, plus voyant que ceux des façades voisines. Rien de spectaculaire au premier regard, mais assez pour transformer une simple adresse en…

36 rue Saint-Sulpice, Paris

19 / 20ème siècle

La rue Saint-Sulpice fait son numéro

À regarder sur place

  • Un numéro de façade peut être un indice historique, mais ici l’hypothèse Miss Betty reste à prouver par archives.

Au 36 rue Saint-Sulpice, un détail attire l’œil : le numéro de rue, plus voyant que ceux des façades voisines. Rien de spectaculaire au premier regard, mais assez pour transformer une simple adresse en indice urbain.

Cette singularité a nourri l’idée d’un lien avec l’ancien Paris des maisons closes, fermées après la loi Marthe Richard de 1946.1 Certaines traditions rattachent même l’adresse à une maison dite Miss Betty. Mais cette attribution précise reste à manier avec prudence : les sources consultées pour l’instant ne relient pas directement, par archive ou document institutionnel, le numéro actuel du 36 à cet établissement.

Le vestige est donc à lire comme une hypothèse documentée, pas comme une certitude. Le numéro visible constitue bien le point de départ de l’enquête ; l’histoire exacte, elle, demande encore une preuve plus solide : dossier de police, annuaire, photographie ancienne, document de voirie ou page d’un ouvrage spécialisé consultée à la bonne adresse.234

C’est peut-être cela, finalement, la vraie cicatrice : non pas une preuve éclatante, mais un détail de façade qui oblige à ralentir, à comparer, puis à accepter qu’une partie de l’histoire reste encore sous la pierre.

Détail du vestige La rue Saint-Sulpice fait son numéro
Détail à observer sur place.
Sources et vérification

Sources et bibliographie


  1. Légifrance — Loi n°46-685 du 13 avril 1946 dite loi Marthe Richard. Source fiable pour le contexte légal de fermeture des maisons closes, pas pour l’adresse précise du 36 rue Saint-Sulpice.

  2. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, 1963. Ouvrage de référence identifié pour l’histoire des rues de Paris ; à consulter pour vérifier l’adresse précise.

  3. Félix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris, Hachette, 1910. Référence utile pour le contexte urbain ancien de la rue Saint-Sulpice, sans validation directe de l’hypothèse Miss Betty dans les éléments consultés.

  4. Le Monde — recension de Paul Teyssier, Maisons closes parisiennes. Architectures immorales des années 1930. Source confirmant l’existence d’un ouvrage spécialisé sérieux sur le sujet ; ne confirme pas à elle seule le cas du 36 rue Saint-Sulpice.

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4 commentairesVoir ou ajouter un commentaire
  • F-X
    15 avril 2016 à 13 h 32 min

    et si vous voulez en savoir plus sur l’histoire de cet établissement qui a connu au moins 2 tenancières, je vous conseille ce livre d’Alphonse Boudard : » Madame de St-Sulpice » qui est un régal, l’histoire vraie tirée du journal intime de la dernière tenancière de cette maison protégée par les moeurs, le clergé, à partir de la fin de la 1ère guerre mondiale jusqu’à la loi Marthe Richard, elle a vu tout le gratin du clergé,ceux de l’église St-Sulpice située en face, la gestapo française (la » carlingue »), l’armée allemande, les libérateurs etc….c’est savoureux, et authentique.

    • gino
      15 avril 2016 à 17 h 33 min

      Merci FX pour l’anecdote, je retiens cette référence 😉

  • Patrick
    4 janvier 2018 à 15 h 34 min

    Je viens de relire Mde de St Sulpice … A lire absolument , ainsi que la fameux La Fermeture du même Alphonse Boudard…

    • gino
      4 janvier 2018 à 20 h 35 min

      Merci Patrick pour ce conseil de lecture. Bien noté de mon côté 😉

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